Fin/début de vie
J’ai tourné dos au vide citadin
Ai repris ma route
Le long d’une forteresse en terre cuite
Les rives étaient nimbées de lutins
Le ciel précautionneux, endormi;
De carrières sans parfum
S'échappaient des ombres impavides
Je luttais pour ne pas les atteindre
Zigzaguant d’une main
L’autre portée sur mon coeur
Et alternant à chaque vie épargnée.
Dans la brume ravissante
Mon sosie apparut
Éblouissant comme un vieux matin
Son corps me sembla si désuet
Qu’il me parut bon de le faucher.
Je reçus en moi-même
Un coup si profond
D’une pureté glaçante et létale
Que le vide s’emplit de mes artères
Et le plomb de mon crâne.
Alors que mon âme priait
Mon corps dispersé
Dévala les pentes lubriques d’un entonnoir.
Des pièges en forme phallique, des fentes trop étroites pour y passer un pied, des parcelles lustrées comme un civet; j’y risquais, l’exaction complète de mes cinq sens.
Las, j'atteignis le tube vitreux de l’objet
Où s’exhibaient à travers les parois
Chaque seconde de mon existence.
Mon oeil sensible
Larmoyait pour un détail de quelques années.
Ma main si docile
Touchait les parois pour s'y confondre.
Soudain
Mon âme emportée dans son homélie
Recouvra le tout d’un voile familier
Fait de dentelles et de lin.
Un liquide laiteux se déversa sur le tissu
Que mes lèvres tremblantes dérobèrent
À la vue de… de…
Argh!
Ai repris ma route
Le long d’une forteresse en terre cuite
Les rives étaient nimbées de lutins
Le ciel précautionneux, endormi;
De carrières sans parfum
S'échappaient des ombres impavides
Je luttais pour ne pas les atteindre
Zigzaguant d’une main
L’autre portée sur mon coeur
Et alternant à chaque vie épargnée.
Dans la brume ravissante
Mon sosie apparut
Éblouissant comme un vieux matin
Son corps me sembla si désuet
Qu’il me parut bon de le faucher.
Je reçus en moi-même
Un coup si profond
D’une pureté glaçante et létale
Que le vide s’emplit de mes artères
Et le plomb de mon crâne.
Alors que mon âme priait
Mon corps dispersé
Dévala les pentes lubriques d’un entonnoir.
Des pièges en forme phallique, des fentes trop étroites pour y passer un pied, des parcelles lustrées comme un civet; j’y risquais, l’exaction complète de mes cinq sens.
Las, j'atteignis le tube vitreux de l’objet
Où s’exhibaient à travers les parois
Chaque seconde de mon existence.
Mon oeil sensible
Larmoyait pour un détail de quelques années.
Ma main si docile
Touchait les parois pour s'y confondre.
Soudain
Mon âme emportée dans son homélie
Recouvra le tout d’un voile familier
Fait de dentelles et de lin.
Un liquide laiteux se déversa sur le tissu
Que mes lèvres tremblantes dérobèrent
À la vue de… de…
Argh!
