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Florilège

☆☆☆


Dans les nuits les plus douces,
La musique des vers
Rend l'esprit air du souffle,
L'art unique s'élève.

L'encre écrit, près de fougue,
Un sublime célèbre,
Grand génie, élue bouche,
Un rubis de ses lèvres.

Sens est cime et ne doute,
L'âme unit le céleste,
L'ample exquis et le pourpre,
Là, munie de ses rêves.

En délice est lu goût,
La subtile paix reine,
Sans frémir, perçu tout,
À futile, perd haine.

Plan décrit, écrue proue,
D'un pur hymne pérenne,
L'ambre est gris, effluve où
Le lucide révère.

Lande et mi tels se vouent
Parue rime des ciels,
Tant précis qu'est surtout
L'instructif de l'esthète.

En récits, belheur s'ouvre
Par ludique des verves,
Chante esquisse du souple
D'un pudique verset.

En esquif, mer se trouve,
Voie, lumine les siècles
Tendresse y fait de boucles
La lubie de l'exergue.

Quand des dits, vrai se couple
à l'utile des verbes,
L'homme érigé se prouve
Par dix-mille, précelle.


☆☆☆


Ô
eau !
Bienfait
princeps,
Sur toi vogue
pur art docte,
Ton savoir flue
au falloir plu,
Avec qualités
parait affiner
la semblance des choses,
Arpentant l'heur des roses
ta rosée donne roseur,
Ta bonté forme bonne heure,
En chaque être, la matriarche,
En l'ascèse, sage alliage,
Tes gouttes verdissent et fleurissent,
Très douces, vernissent et se lissent,
Tes égards si valeureux à la lune,
Vertu cardinale de la nature,
Ta fluidité à l'égale du ciel
parfume esprit né à l'épars de nues belles,
Tu vivifies le corps de ta limpidité,
Tu signifies de l'or mais pas avidité,
Ta source claire éveille le plus desséché
absout le fier et sème le mûr excellé,
Pour toi, nombreuses les danses de la pluie,
Où va ton lieu le pré chante que foi vit,
Compagnonne de route, pour chacun,
Aux paroles de doutes, tout va bien,
Ton gré salvateur nourrit la terre,
Orfèvre à un coeur, sourit la mer,
Tu sais jouer de la musique,
Buée, humé regard pudique,
Dans mon vers je te contemple,
Dans mon verre, te nomme ange,
Tu es bénie de Dieu,
Du reste, élis le voeu
De venir toujours,
De reluire où court
le temps qui passe,
Menant l'idoine,
Assieds-toi,
L'âme est là,
Tranquille,
en prime
eau,
Haut.


☆☆☆


À la volonté du bon, choses se résolvent,
À l'endroit de la justesse, le bien se trouve,
L'âme en foi se voit du règne, le lien de souffle,
La voie au sommet du don forme le trésor.

Affable au mot né du prompt, l'orbe se fait lors
Art en calme, par l'unième, ne craint, ne doute,
L'allant va de page humaine, loin de gouffres,
Parfois, au sonnet, dit-on, s'offre le vers docte.

Préférant la maxime de l'ancien, aux fautes,
L'ère étant sa placide fleur, embrun, aux notres,
C'est en humant le parfum des valeurs ancrées

Que tout être devient flaveur des temps véraces,
Présent fluant de la sainte et sage heure, emblée,
Le doux faîte se tient à l'heur, géant des grâces.


☆☆☆

© Poème posté le 19/07/2025 par Assonance

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