Brume fatiguée
3
Enfermée dans un brouillard dense
La beauté du monde s'efface au-delà du flou
Il fait gris. Pas noir. Juste gris.
Vide. Monotone.
Opaque, il cerne l’air déjà fatigué.
Les yeux se referment,
Mais ce n'est pas ce sommeil-là qui efface l'épuisement.
Un souffle de buée monte.
Puis une pluie, ni vive, ni vraie.
Tout est pourtant là, mais voilé.
Dissimulé sous le gris.
Impossible de les voir vraiment.
Derrière ce voile épais,
Le flou deviendrait sûrement orage.
Ou tempête. Ou brûlure.
Comme ces larmes qui prennent feu.
On voudrait, en vain, que le brouillard se lève
Car en dessous,
Il reste un souvenir de clarté,
Un air léger,
Une rosée apaisée.
Les cendres d’un passé brûlant.
Celles d’un feu qu’on a jamais pu nommer.
Lointain. Il dégage encore de la fumée.
Celle qui étouffe. Celle qui fait trembler.
Elle empêche le souffle.
Le souffle qu’il faudrait pour chasser ce brouillard.
La beauté du monde s'efface au-delà du flou
Il fait gris. Pas noir. Juste gris.
Vide. Monotone.
Opaque, il cerne l’air déjà fatigué.
Les yeux se referment,
Mais ce n'est pas ce sommeil-là qui efface l'épuisement.
Un souffle de buée monte.
Puis une pluie, ni vive, ni vraie.
Tout est pourtant là, mais voilé.
Dissimulé sous le gris.
Impossible de les voir vraiment.
Derrière ce voile épais,
Le flou deviendrait sûrement orage.
Ou tempête. Ou brûlure.
Comme ces larmes qui prennent feu.
On voudrait, en vain, que le brouillard se lève
Car en dessous,
Il reste un souvenir de clarté,
Un air léger,
Une rosée apaisée.
Les cendres d’un passé brûlant.
Celles d’un feu qu’on a jamais pu nommer.
Lointain. Il dégage encore de la fumée.
Celle qui étouffe. Celle qui fait trembler.
Elle empêche le souffle.
Le souffle qu’il faudrait pour chasser ce brouillard.
