L'enfance Perdu
1
L’ombre de la nuit,sombre,profonde mémoire,
Cruel fleuve où nagent les monstres du soir,
Chants d’étoiles absents,
Visage aux profonds tourments.
Ses yeux portaient la douleur d’un secret,
Et ses cils tremblaient comme un dernier souhait.
Petit enfant au souffle fragile,
Veillait devant le temps immobile.
Son funeste lit ne fut aucun rêve joyeux,
Mais des murmures troubles et silencieux,
Où l’imagination s’étirait dans l’infini.
Le cœur se noie, funèbre harmonie.
La nuit s’étend, vaste et sans retour,
Disperse ses petits monstres d’amour,
Riant dans l’ombre, griffant ses pas,
Ces cauchemars rampent sous ses draps.
Les murs se tordent sous le poids plume des souvenirs,
La réalité devient délire, délire brûle pensée, pensée s’éclatir.
Sur leur linceul, les voyelles se déplient,
Comme des fleurs mortes que l’oubli salit.
Lèvres douces, figées d’avoir trop prié,
Murmurent encore ce qui ne peut être crié.
Le cœur soupire au creux d’un vers sans fin,
La conscience s’envole, pâle, au lever du matin.
L’esprit se courbe, plein de sang et d’échos,
Dans l’éternité d’un alphabet sans repos.
Le monde tourne, la chair grandit,
Mais la douleur reste enfouie.
Cruel fleuve où nagent les monstres du soir,
Chants d’étoiles absents,
Visage aux profonds tourments.
Ses yeux portaient la douleur d’un secret,
Et ses cils tremblaient comme un dernier souhait.
Petit enfant au souffle fragile,
Veillait devant le temps immobile.
Son funeste lit ne fut aucun rêve joyeux,
Mais des murmures troubles et silencieux,
Où l’imagination s’étirait dans l’infini.
Le cœur se noie, funèbre harmonie.
La nuit s’étend, vaste et sans retour,
Disperse ses petits monstres d’amour,
Riant dans l’ombre, griffant ses pas,
Ces cauchemars rampent sous ses draps.
Les murs se tordent sous le poids plume des souvenirs,
La réalité devient délire, délire brûle pensée, pensée s’éclatir.
Sur leur linceul, les voyelles se déplient,
Comme des fleurs mortes que l’oubli salit.
Lèvres douces, figées d’avoir trop prié,
Murmurent encore ce qui ne peut être crié.
Le cœur soupire au creux d’un vers sans fin,
La conscience s’envole, pâle, au lever du matin.
L’esprit se courbe, plein de sang et d’échos,
Dans l’éternité d’un alphabet sans repos.
Le monde tourne, la chair grandit,
Mais la douleur reste enfouie.
