A force de semer
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A force de semer sans compter,
J’ai perdu de vue mes propres saisons.
J’ai donné sans trop m’arrêter,
Pensant que l’écho ferait raison.
Tu as accueilli, parfois, d’un sourire doux,
Un mot, une attention, un instant vrai.
Mais toujours trop court, jamais jusqu’au bout,
Comme un fil qu’on lâche sans regret.
Je t’ai cru proche, à mi-chemin de moi,
Complice des silences, gardien des secrets.
Mais j’apprends qu’ailleurs, bien avant parfois,
Tu as déposé ce que je croyais discret.
Ce n’est pas l’absence qui me fait mal,
C’est l’oubli lent, les gestes effacés,
C’est ta mémoire qui se dérobe, bancale,
Aux souvenirs que je pensais tissés.
J’ai cru être un repère, un abri qu’on choisit,
Mais j’étais juste un passage, un repli de secours.
Et dans ce rôle, sans bruit, je me suis trahi,
A donner trop, même sans retour.
Je n’en veux pas à ton cœur incertain,
Je sais ce que tu traverses en dedans.
Mais je ne peux plus laisser mon bien
Se perdre dans un vent indifférent.
Alors j’arrose ailleurs mes gestes sincères,
Je les offre à ceux qui savent les voir.
Car même si donner reste dans ma manière,
Je mérite qu’on y réponde quelque part.
J’ai perdu de vue mes propres saisons.
J’ai donné sans trop m’arrêter,
Pensant que l’écho ferait raison.
Tu as accueilli, parfois, d’un sourire doux,
Un mot, une attention, un instant vrai.
Mais toujours trop court, jamais jusqu’au bout,
Comme un fil qu’on lâche sans regret.
Je t’ai cru proche, à mi-chemin de moi,
Complice des silences, gardien des secrets.
Mais j’apprends qu’ailleurs, bien avant parfois,
Tu as déposé ce que je croyais discret.
Ce n’est pas l’absence qui me fait mal,
C’est l’oubli lent, les gestes effacés,
C’est ta mémoire qui se dérobe, bancale,
Aux souvenirs que je pensais tissés.
J’ai cru être un repère, un abri qu’on choisit,
Mais j’étais juste un passage, un repli de secours.
Et dans ce rôle, sans bruit, je me suis trahi,
A donner trop, même sans retour.
Je n’en veux pas à ton cœur incertain,
Je sais ce que tu traverses en dedans.
Mais je ne peux plus laisser mon bien
Se perdre dans un vent indifférent.
Alors j’arrose ailleurs mes gestes sincères,
Je les offre à ceux qui savent les voir.
Car même si donner reste dans ma manière,
Je mérite qu’on y réponde quelque part.
J’ai toujours donné sans rien attendre en retour. Mais aujourd’hui, je comprends mieux le sens de l’expression "ta bonté te perdra". Ce poème marque un tournant. Je continuerai de donner, oui, mais désormais, j’attends au moins un peu de reconnaissance. Et s’il n’y en a pas, qu’on ne s’attende pas à ce que je décroche la lune.
