Des notes douces sur portée de l'inattendu; Tout en éclats lumineux et rythme soutenu; D'un jeu aux grands yeux plein de chant tendre; Une main qui attrape et qui tire dans sa danse. Jeu cruel d'un jour sans lendemain; Aussi court qu'une nuit au petit matin; Petit soupir qui s'envole sans bruit; Taisant tant de mots non transmis. Un fantôme tournoyant de moments brillants; Souvenir vaporeux flottant brièvement; Tout autour le son bruyant ramène violemment; Comme si rien n'avait été à cet instant vivant. Un vrac de sentiments chutent sur les pieds; Emportant avec eux le dernier des couplets; En violent éclair la voix se déchire, se noit; Tout en tas sous l'eau d'un trop de fois. Il est des tremblements jusqu'au tréfonds; D'un seul accord, tout devient bruit de fond; Des chutes de sommets vertigineux; Fracas silencieux s'en mourant loin des yeux. En page noire tout se referme dans son poing; Son regard s'en détourne vers un autre chemin; Grande silhouette suivant son propre destin; Un univers derrière une barrière, loin du tiens. En colère s'élèvent ces désaccords bruyants; Tempête dans un silence assourdissant; Tournant en cercle effréné plein d'incompréhension ; L'amertume se tait devant la lame de trahison. Mais qu'importe tant de souffrance à tout vents; Plus rien n'est à présent au devant; Rien ne pourra ramener vers ce qui était; Petit papier froissé où tout s'est effacé. Prenant appui sur le sol tout coupant; Les os craquent en lourds crépitements; Tout se relève pour un dernier mouvement; Aimer c'est laisser partir avec le vent. Sans rancœur; Sans colère; Sans ressentiment; Simplement, avec apaisement.
Poème écrit par
Agathe
Désillusion
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Tous droits réservés © Poème posté le 16/07/2025 par Agathe
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