Des notes douces sur portée de l'inattendu;
Tout en éclats lumineux et rythme soutenu;
D'un jeu aux grands yeux plein de chant tendre;
Une main qui attrape et qui tire dans sa danse.
Jeu cruel d'un jour sans lendemain;
Aussi court qu'une nuit au petit matin;
Petit soupir qui s'envole sans bruit;
Taisant tant de mots non transmis.
Un fantôme tournoyant de moments brillants;
Souvenir vaporeux flottant brièvement;
Tout autour le son bruyant ramène violemment;
Comme si rien n'avait été à cet instant vivant.
Un vrac de sentiments chutent sur les pieds;
Emportant avec eux le dernier des couplets;
En violent éclair la voix se déchire, se noit;
Tout en tas sous l'eau d'un trop de fois.
Il est des tremblements jusqu'au tréfonds;
D'un seul accord, tout devient bruit de fond;
Des chutes de sommets vertigineux;
Fracas silencieux s'en mourant loin des yeux.
En page noire tout se referme dans son poing;
Son regard s'en détourne vers un autre chemin;
Grande silhouette suivant son propre destin;
Un univers derrière une barrière, loin du tiens.
En colère s'élèvent ces désaccords bruyants;
Tempête dans un silence assourdissant;
Tournant en cercle effréné plein d'incompréhension ;
L'amertume se tait devant la lame de trahison.
Mais qu'importe tant de souffrance à tout vents;
Plus rien n'est à présent au devant;
Rien ne pourra ramener vers ce qui était;
Petit papier froissé où tout s'est effacé.
Prenant appui sur le sol tout coupant;
Les os craquent en lourds crépitements;
Tout se relève pour un dernier mouvement;
Aimer c'est laisser partir avec le vent.
Sans rancœur;
Sans colère;
Sans ressentiment;
Simplement, avec apaisement.