Le vagabond
Allongé sur le côté de la vieille route,
Un vagabond pétrifié sous la morne voute
Des étoiles, des nuages et des astres du ciel
Semble dormir, cueilli, tel un superbe miel.
Les fourmis arrivent, le mordent et voyagent
Dans la chair détruite, dans l'humaine cage,
Bientôt rejointes, accourant ventre à terre,
Par deux ou trois lombrics, dans ce froid univers.
La vermine pullule de cette abondance,
Et le corps boursoufflé par l’ancienne souffrance,
Montre un ventre ouvert sur ses rouges entrailles
Que le soleil brulant du mois d'août travaille.
Bouche béante, seule une langue sort,
Sans plus un son de ce muet changé en port,
Vidé de sa cargaison, carcasse légère,
Tel un vieux zingaro en terre étrangère.
Un vagabond pétrifié sous la morne voute
Des étoiles, des nuages et des astres du ciel
Semble dormir, cueilli, tel un superbe miel.
Les fourmis arrivent, le mordent et voyagent
Dans la chair détruite, dans l'humaine cage,
Bientôt rejointes, accourant ventre à terre,
Par deux ou trois lombrics, dans ce froid univers.
La vermine pullule de cette abondance,
Et le corps boursoufflé par l’ancienne souffrance,
Montre un ventre ouvert sur ses rouges entrailles
Que le soleil brulant du mois d'août travaille.
Bouche béante, seule une langue sort,
Sans plus un son de ce muet changé en port,
Vidé de sa cargaison, carcasse légère,
Tel un vieux zingaro en terre étrangère.
