Face à la terreur du vide et du silence,
les lèvres scellées par une douleur
ineffable qui me laisse sans couleur,
comme être avorté privé de son enfance,
Je parcours les sombres couloirs de l’absence,
étouffé par les clameurs de sa douceur
et par le rire insouciant de mon malheur,
sans jamais entrevoir une délivrance.
Mes espoirs piétinés, mon cœur dévoré,
je déchire les pages de mon esprit
infecté par votre timbre mordoré.
Je ne connaitrai jamais plus de répit
et ne saurai chanter en do ou en ré
cette Mort qui me laisse encore en sursis…
