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La danse des éphémères
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Qui se souvient encor du petit corps menu
Effacé par la vague, en ce flot qui l'emporte ?
Le temps s'est refermé, pareil à cette porte,
Quelques-uns l'ont pleuré mais bien peu l'ont connu.

Et cette âme sans joie, au destin méconnu,
Partie un soir dolent, telle une feuille morte,
Sans personne qui l'aime ou qui la réconforte,
Sa vie en déshérence et son malheur à nu ?

Les victimes sont mille en ce royaume triste,
Le bourreau pour toujours grave la longue liste,
Chacun ferme les yeux, il faut chanter plus fort.

Et la danse joyeuse au parfum d'éphémère
Voltige dans l'azur en musique de mort...
Puis tout est emporté par une brise amère.

© Poème posté le 26/06/2025 par Manon

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