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Wu Xing
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Le bois visse la sève où la fleur vient éclore ;
Le feu crépite au faîte des astres indolores ;
Le brun métal respire où la feuille s’endort ;
L'eau est fraiche dans l'ombre où patiente l’essor ;
L'air est soufflé de bouches aux sourires sans corps
Que la terre met à nu par la faune et la flore ;
De matière en saison, et sans aucun effort,
La nature en secret enfante ces trésors.

Mais l'homme est vaniteux, son esprit doute encore :
Vase vide éventé de grands brouillards sonores,
Volonté gauche et frêle perdue tout près du bord,
Infamie de la sauge, vertu des Hellébores,
Vérités d'océans ou mensonges de ports,
Quand la raison s'obstine à cultiver le tort
Et qu'on prend le nickel ou le plomb pour de l'or.
Court plaisir de la chasse, longue portée des cors,
Bonheur des cavaliers en souffrances de mors…
Teintes de certitudes au relent d'oxymores
Du silence à l'écho, de songe en métaphore,
Jamais on ne saura tout ce que l'on ignore...

Moi, je me suis assis, sans pensée ni confort,
L'univers était stable comme vibre l'accord
Et je voyais au loin, au-delà du décor,
Par-dessus les torrents désenchantés du sort.
Je me suis élevé, sans miroir ni transport
Mon regard intérieur voyait tout sans discord !

Et plus rien n'existait, ni dedans, ni dehors
Si bien que de la vie rien ne se détériore
Ni réel, ni rêve et pas même la mort !
Je composais ce poème en retour d'une scéance de Yoga !
Toute tentative pour s'ouvrir à une pensée "orientale" permet aussi de mieux comprendre notre propre culture.
Merci !

© Poème posté le 25/06/2025 par Ergosumparadox

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