Le Dernier Roi
Dans l’arène sacrée, vaste cercle de feu,
Le peuple est rassemblé, fervent, les yeux vers Dieu.
C’est jour de feria, l’éclat des castagnettes,
L’Espagne bat plus fort au rythme des trompettes.
Le taureau entre là, superbe, noir d’éclairs,
Sculpté par le destin, et le naseau amer.
Il foule la poussière avec une noblesse
Que seul le sable ancien reconnaît sans faiblesse.
Face à lui, droit et fier, surgit le matador,
L’homme vêtu de gloire et d’orgueil, de décor.
Son habit de lumineux, cousu et brodé d’or
Est l’écho d’un serment que l’histoire dévore.
Le combat se prépare, et le picador frappe
L’échine se contracte et le taureau dérape
Face aux banderilles, piques de vérité,
Clouées comme les croix d’un fauve crucifié.
Mais point de barbarie : c’est l’antique alliance,
Où la bravoure éclate en pure obéissance.
Pour le toréador la cape est un éclair,
Il écrit sur le sol un chant noble et solaire.
Alors monte le cri : un Olé sans pareil !
Le sang devient offrande au pied du grand soleil.
Le fer perce la bête et l’animal se rend
Et meurt dans sa splendeur, debout, comme un géant.
Ô corrida, poème aux strophes éclatantes,
Tu donnes à la mort des couleurs triomphantes.
Le taureau a chuté et devient immortel,
Et l’homme, par l’épée, s’élève vers le ciel.
Le peuple est rassemblé, fervent, les yeux vers Dieu.
C’est jour de feria, l’éclat des castagnettes,
L’Espagne bat plus fort au rythme des trompettes.
Le taureau entre là, superbe, noir d’éclairs,
Sculpté par le destin, et le naseau amer.
Il foule la poussière avec une noblesse
Que seul le sable ancien reconnaît sans faiblesse.
Face à lui, droit et fier, surgit le matador,
L’homme vêtu de gloire et d’orgueil, de décor.
Son habit de lumineux, cousu et brodé d’or
Est l’écho d’un serment que l’histoire dévore.
Le combat se prépare, et le picador frappe
L’échine se contracte et le taureau dérape
Face aux banderilles, piques de vérité,
Clouées comme les croix d’un fauve crucifié.
Mais point de barbarie : c’est l’antique alliance,
Où la bravoure éclate en pure obéissance.
Pour le toréador la cape est un éclair,
Il écrit sur le sol un chant noble et solaire.
Alors monte le cri : un Olé sans pareil !
Le sang devient offrande au pied du grand soleil.
Le fer perce la bête et l’animal se rend
Et meurt dans sa splendeur, debout, comme un géant.
Ô corrida, poème aux strophes éclatantes,
Tu donnes à la mort des couleurs triomphantes.
Le taureau a chuté et devient immortel,
Et l’homme, par l’épée, s’élève vers le ciel.
Pierre Schneider © copyright
