Dans le silence mal apprivoisé
1
Te revoir fut un moment troublant,
Et étrangement inspirant.
Nos coquilles ont tant changé,
Mais nos âmes sont restées figées.
Toi, dans ton monde, tu es muré,
Moi, dans les miens, toujours à m’agiter.
Tout sonnait faux, rien n’était vraiment beau.
Toi et moi, on s’est revus trop tôt.
On a pris vingt ans, mille rides,
Et, entre nous, un océan béant.
Tant de mots vides, parfois stupides,
Pourtant, si grands sont les tourments.
Oui, te revoir fut un drôle de voyage,
Un choc doux-amer, comme un mirage.
Trop d’échos, trop peu d’élan.
Et sous la peau, malgré le temps,
Des souvenirs, lourds et brûlants.
Les langues nouées, les regards figés,
Comme deux chats, on a miaulé,
Et nos souvenirs, à peine effleurés.
Pas de désir, pas de plaisir,
Juste un sourire, aux accents de soupir.
« À dans dix ans », as-tu soufflé, tel un martyr,
Et moi, je n’avais qu’une envie : m’enfuir.
Pourtant, une parole, un aveu, une étreinte,
Et les empreintes, se seraient peut-être éteintes.
Mais hélas, peu de courage ou trop d’orgueil,
Les peines bien gardées sous un linceul.
Un peu de nous s’est à jamais envolé,
Dans ce silence mal apprivoisé.
Et étrangement inspirant.
Nos coquilles ont tant changé,
Mais nos âmes sont restées figées.
Toi, dans ton monde, tu es muré,
Moi, dans les miens, toujours à m’agiter.
Tout sonnait faux, rien n’était vraiment beau.
Toi et moi, on s’est revus trop tôt.
On a pris vingt ans, mille rides,
Et, entre nous, un océan béant.
Tant de mots vides, parfois stupides,
Pourtant, si grands sont les tourments.
Oui, te revoir fut un drôle de voyage,
Un choc doux-amer, comme un mirage.
Trop d’échos, trop peu d’élan.
Et sous la peau, malgré le temps,
Des souvenirs, lourds et brûlants.
Les langues nouées, les regards figés,
Comme deux chats, on a miaulé,
Et nos souvenirs, à peine effleurés.
Pas de désir, pas de plaisir,
Juste un sourire, aux accents de soupir.
« À dans dix ans », as-tu soufflé, tel un martyr,
Et moi, je n’avais qu’une envie : m’enfuir.
Pourtant, une parole, un aveu, une étreinte,
Et les empreintes, se seraient peut-être éteintes.
Mais hélas, peu de courage ou trop d’orgueil,
Les peines bien gardées sous un linceul.
Un peu de nous s’est à jamais envolé,
Dans ce silence mal apprivoisé.
