La voie des larmes
Je crie, pleurant des mots de rires ou de peines, pour apprendre à chanter avec la voix des larmes dans leurs tonalités contraires et tranchantes.
Uniques et perlantes au coin de mes paupières, crispantes et piquantes d’allergie printanière, ruisselantes en flots me recouvrant d’émois…tombant en simples gouttes de souffrances sans voix.
Je ne veux pas non plus en taire le silence, mais en dire l’espoir infini et secret de trouver dans ces larmes quelque pleur de bonheur.
Et si j’en crie alors en solitude obscure et immense bien-être, sans nul besoin de rêves, à l’écart recherché du monde des vivants, conscient de l’existence et plus fort que moi-même… je ne crie pas de joie.
Je ne voudrais sentir d’explosion intérieure aucune exaltation qui puisse être éphémère, mais un vol m’emportant au-delà des nuages pour que le monde, enfin, et l’univers, peut-être, sachent me regarder et pénétrer mon âme jusque dans ses trous noirs.
Pleurer là de bonheur, serait-ce alors se perdre dans des brumes anciennes de poussières d’étoile, saisir l’éternité sans qu’elle ne soit d’un dieu ?
Je veux crier ainsi ! sans orgueil déplacé ni fierté inutile, et remercier la vie de me faire exister….
Uniques et perlantes au coin de mes paupières, crispantes et piquantes d’allergie printanière, ruisselantes en flots me recouvrant d’émois…tombant en simples gouttes de souffrances sans voix.
Je ne veux pas non plus en taire le silence, mais en dire l’espoir infini et secret de trouver dans ces larmes quelque pleur de bonheur.
Et si j’en crie alors en solitude obscure et immense bien-être, sans nul besoin de rêves, à l’écart recherché du monde des vivants, conscient de l’existence et plus fort que moi-même… je ne crie pas de joie.
Je ne voudrais sentir d’explosion intérieure aucune exaltation qui puisse être éphémère, mais un vol m’emportant au-delà des nuages pour que le monde, enfin, et l’univers, peut-être, sachent me regarder et pénétrer mon âme jusque dans ses trous noirs.
Pleurer là de bonheur, serait-ce alors se perdre dans des brumes anciennes de poussières d’étoile, saisir l’éternité sans qu’elle ne soit d’un dieu ?
Je veux crier ainsi ! sans orgueil déplacé ni fierté inutile, et remercier la vie de me faire exister….
