Le moment des adieux
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Le noir grelot du Temps a tinté faiblement,
Tout comme dans un conte, à trois douces reprises,
Sa musique aigrelette aux fines vocalises
A sonné le moment du grand Renoncement.
Tout dormait alentour, tout vibrait calmement,
Un matin surgirait dans les aubes promises,
Et la brume d'argent voilerait les cytises,
Ondulant à plaisir en doux roucoulement.
Mais l'âme a fui ce monde à la peine infinie,
Pour rejoindre la nuit, étrange épiphanie,
Et retrouver l'Amour au creux de son tombeau.
Adieu les souvenirs, adieu bien laids mensonges,
Tout semble triste et gris, égaré, sans flambeau !
- Un autre jour pourtant renaîtra de ses songes.
Manon
Tout comme dans un conte, à trois douces reprises,
Sa musique aigrelette aux fines vocalises
A sonné le moment du grand Renoncement.
Tout dormait alentour, tout vibrait calmement,
Un matin surgirait dans les aubes promises,
Et la brume d'argent voilerait les cytises,
Ondulant à plaisir en doux roucoulement.
Mais l'âme a fui ce monde à la peine infinie,
Pour rejoindre la nuit, étrange épiphanie,
Et retrouver l'Amour au creux de son tombeau.
Adieu les souvenirs, adieu bien laids mensonges,
Tout semble triste et gris, égaré, sans flambeau !
- Un autre jour pourtant renaîtra de ses songes.
Manon
