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Renaissance

Cette ennemie mienne, qui m'anime éminente
La murmurante mort, ses traumas qui nous hantent
N'est point la fin du jour, mais la soirée naissante
Forêt dormant aux nues, en lumière éclatante

L'étoile même morte a scintillé encore
Or toi tu as une âme au logis, mais sans toit
À prier sans répit, si tu gardes ce corps
Sous le Ciel silencieux d'un monde moins étroit

Si tu pleures les pluies, il n'est point de recours
L'éclair te fait un signe et ton destin parcourt
Le vieil homme a vécu comme cuvée d'un vin

En aigre cacochyme écheveau d'ecchymoses
Ta vie sans fin t'efface en devenir sans cause
La nuit essuie le jour et suit l'ordre divin

Tous droits réservés © Poème posté le 04/06/2025 par Jacou

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