Poème écrit par
Tida
À la poursuite du temps qui passe
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Qu’il est loin le temps de mes premiers souvenirs,
Ce rivage si lointain, où j’aimerais repartir,
Pour revivre ces moments emplis d’insouciance,
Ceux qui ont forgé et éclairé ma conscience.
Chaque jour, chaque nuit, je m’en suis éloigné,
Et sur la vie, chaque seconde, la mort a gagné.
Aujourd’hui que la fin s’annonce à chaque instant,
Je cherche, sans succès, à regagner du temps.
Je m’émerveille d’un rien et j’aime à contempler
Les détails d’une lune ou d’une voûte étoilée,
Ou le ciel rose flamant par un soleil couchant,
Ou la brise qui ondule l’herbe haute des champs,
Ou le gazouillis des oiseaux, tôt le matin,
Ou celui des bébés, en plein cœur, vous atteint,
Ou une douce berceuse dans les bras de sa mère,
Ou le ressac violent des vagues de la mer.
Toutes ces choses naturelles qui nous donnent des frissons,
Que l’on réclame à cœur, à cri, à l’unisson.
L’amour, dans la vie, joue la plus belle des parties :
Que l’on gagne, que l’on perd, la rose ou bien l’ortie,
Sous son emprise, personne ne peut lui résister.
Son influence, toujours, nous permet d’exister.
Élixir surpuissant à nous en rendre ivres,
Et sans lequel, c’est triste, on ne fait que survivre.
Il ne nous prévient pas, nous nous laissons surprendre,
Dans ses filets, on se laisse volontairement prendre,
En s’abandonnant à une belle inconnue,
Dans sa prison d’amour, librement détenus,
Rêvant que cela dure une perpétuité,
Adorant cette douce et tendre promiscuité.
Quand la fougue est passée, et que part la jeunesse,
Que cette adoration se transforme en tendresse,
Que les histoires de cœur se passent dans les yeux,
Ces messages doux, sincères, tout aussi merveilleux,
C’est toujours de l’amour, mais en couleur pastel,
Comme un rayon de lune sur une neige éternelle.
Et que faudrait-il dire de toutes les amitiés,
Nourrissant notre vie tel un arbre fruitier ?
Elles s’en vont, elles s’en viennent, et celles qui durent toujours
Réchauffent nos âmes et nos cœurs comme au premier jour.
Il en existe qui sont à la vie, à la mort,
D’autres, malheureusement, qui procurent du remords.
L’amitié, c’est l’amour sans le plaisir charnel :
Plus qu’amicale, c’est une émotion fraternelle.
Et pourquoi faut-il qu’à la fin de ce parcours
On soit dans une impasse, un chemin sans retour ?
Pardon, je m’égare… Revenons à nos moutons.
Je parle ici de ceux dont la laine se tond.
Donc l’amour, l’amitié, et la vie qui s’échappent
Finiront, quel malheur, sous une lourde chape.
Laissez-moi, ô mon Dieu, encore quelques moments
Pour vivre, ressentir, aimer passionnément.
Je n’ai rien vu du temps, je suis à sa poursuite.
Faites que la noire faucheuse ne vienne pas trop vite.
Tous droits réservés © Poème posté le 01/06/2025 par Tida
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