Je te libère enfin de ton sombre serment,
Muse au regard de glace, impassible et cruelle.
Tes lèvres, sanglantes d’une ardeur éternelle,
Portent encor l’écho de mon cœur en tourment.
Lassé de tes jeux noirs, de ton charme dormant,
Je fuis tes griffes d’or, perfides et mortelles.
Mon âme, que berçaient tes promesses infidèles,
Brise le sort cruel, s’élève librement.
Je redeviens le roi d’un royaume en lumière,
Et fuis ce lieu maudit que peuplait ton effroi,
Où l’amour déguisé semait de froides croix.
Mon cœur, qui s’égarait aux lueurs passagères,
S’écoule apaisé dans un doux rêve de soie,
Loin de ton feu menteur, muse aux ailes de fer.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
Muse cruelle
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Tous droits réservés © Poème posté le 23/05/2025 par Guillaume Prevel
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