Colza
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Eclaboussant toute la plaine
d'une clameur fauve éclatant
le colza chante à perdre haleine
l’éclat triomphant du printemps
Dans ses effluves le chemin
titube un peu et papillonne
Allez, viens donne- moi la main
plongeons dans cet or qui frissonne
Je ne serai jamais lassée
de ces accords tonitruants
qui nous invitent à danser
au diapason de nos quinze ans
