Lespoetes.net

La poésie sur internet

Précédent Suivant

Raisonnable
3



Je comprends Lamartine et son grand désespoir,
Qui se plait dans le noir en moquant les mâtines,
Dans les vallons, s’abîme ; il ne peut que lui seoir
Le triste soir des plus étouffantes patines.

Bien que sa douce rime au tendre du lavoir
Glisse sur le pensoir troublé par les clarines
D’une vache, carine, auprès d’un abreuvoir ;
Se mettent à pleuvoir les affres azurines.

Un seul être vous manque, encor recommencer…
Et l’on se dit – Mais il ne fallait renoncer
A ce bel amour impossible.

Il faut payer le prix, bien que ce soit très cher,
Même si le cœur pulse un battement amer,
Ce n’est qu’un rêve inaccessible.

Tous droits réservés © Poème posté le 13/04/2025 par Lau

...
× Illustration agrandie