C'est l'printemps !
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Dans les rayons soyeux du jour papillotant,
Quelque aimable Circé, en fée industrieuse,
A jugé qu’à nouveau — la tâche est périlleuse,
Se devait d’éclater le Sacre du Printemps.
Oisif à mon carreau, de la route j’entends
Les appels effrontés de fillettes rieuses
Fuser comme les fleurs fraîches et gracieuses
Du lilas qui exhale un souffle intermittent.
Des guêpes flânent dans la lumière dorée,
La saison tergiverse, amène et plus sucrée ;
Le saule a reverdi, je ne sais pas comment.
Je regarde, attendri, un couple de mésanges
Aménager son nid, piaillant joyeusement,
Et me demande en quoi tout cela vous dérange.
Quelque aimable Circé, en fée industrieuse,
A jugé qu’à nouveau — la tâche est périlleuse,
Se devait d’éclater le Sacre du Printemps.
Oisif à mon carreau, de la route j’entends
Les appels effrontés de fillettes rieuses
Fuser comme les fleurs fraîches et gracieuses
Du lilas qui exhale un souffle intermittent.
Des guêpes flânent dans la lumière dorée,
La saison tergiverse, amène et plus sucrée ;
Le saule a reverdi, je ne sais pas comment.
Je regarde, attendri, un couple de mésanges
Aménager son nid, piaillant joyeusement,
Et me demande en quoi tout cela vous dérange.
