Elle surgit dans les mots qu’on n’ose pas dire,
Veille en retrait, mais brûle à s’enfouir.
Sa flamme vacille entre calme et passion,
Un volcan contenu sous l’apparence de raison.
Elle tend sa main sans jamais la forcer,
Offre son écoute sans rien réclamer.
Mais parfois, le doute entaille sa confiance,
Comme si mes silences criaient “plus de distance”.
Et l’ombre d’un doute traverse ses yeux,
Quand mes silences paraissent scabreux.
Elle croit que je la tiens à distance,
Alors que c’est la peur, non l’indifférence.
Elle est brasier sous ciel voilé,
Flamme vive qu’aucune peur ne saurait dompter.
Ses mots, parfois braises, parfois torches,
Eclairent les failles, ravivent les approches.
Elle veille en silence mais brûle d’agir,
Retiens ses orages pour ne pas tout détruire.
Tantôt lumière, tantôt explosion,
Elle cherche la paix au cœur de ses passions.
Quant à elle, elle est l’ancre, la promesse d’hier,
Celle à qui j’ai confié le poids de mes guerres.
Chaque geste envers d’autres l’égratigne,
Et je me plie, fidèle à sa ligne.
J’étouffe des élans par crainte d’égarer,
Le fil d’un amour que je veux préserver.
Mais à force de faire taire l’autre moitié,
Je crains de briser des ponts jamais lancés.
Elle est la rive que je ne veux quitter,
L’histoire tissée au fil des vérités.
Ses regards scrutent au-delà des gestes,
Elle lit entre les lignes ce que le cœur déteste.
Je marche droit pour ne pas la troubler,
Et tais des liens que je crains de doubler.
Chaque concession pour l’apaiser,
Devient renoncement, difficile à nommer.
Elle est mer calme aux marées profondes,
Où l’on jette l’ancre, loin du tumulte du monde.
Ses regards guident sans hausser le ton,
Mais ses silences peuvent devenir prisons.
Je l’ai choisie comme on choisit l’abri,
Contre vents contraires, contre doute et cri.
Mais à vouloir protéger l’horizon serein,
Je m’interdis parfois de tendre la main.
Je marche entre regards et soupçons muets,
A chercher la voie sans blesser l’un des reflets.
Le cœur déchiré dans ses loyautés,
Espérant une paix sans sacrifier.
Je suis ce funambule sur un fil tendu,
Entre deux mondes que rien ne réunit.
L’un m’élève par la force du lien,
L’autre m’éclaire sans prendre demain.
Je marche entre le feu et l’eau,
Tiraillé par ce que je tais, par ce que je vaux.
Chacune m’offre un fragment d’équilibre,
Mais leur alliance semble impossible à vivre.
Et si l’équilibre n’était qu’illusion,
Qu’un entre-deux né de confusion ?
Je voudrais garder l’un sans perdre l’autre,
Mais les silences deviennent parfois fautres.
Je veux garder ce qui m’est essentiel,
Sans trahir l’un pour préserver le ciel.
Mais si l’équilibre reste un mirage,
Je préfère encore le doute à l’orage.
Je cherche un pont, un trait d’union,
Entre deux mondes sans solution.
Et si vaciller reste ma seule issue,
Je préfère encore chuter que rompre ce qui m’est le plus tenu.
Poème écrit par
Joltinus
Entre feux et marées
1
Une personne est représentée ici par le feu, une autre par l'eau.
Le mélange des 2 est compliqué, ça me pèse. Les problèmes commencent à naître car je n'arrive plus à les maintenir séparées sans blessée l'une des deux. J'ai besoin de lâcher prise.
Le mélange des 2 est compliqué, ça me pèse. Les problèmes commencent à naître car je n'arrive plus à les maintenir séparées sans blessée l'une des deux. J'ai besoin de lâcher prise.
Tous droits réservés © Poème posté le 07/04/2025 par Joltinus
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