Poème écrit par
Lau
Manivelle
Attaquant le sol du talon, alors penchée,
Elle s’avançait vers la Lune, ainsi son front
Cognait comme une mule et le clair et son rond,
Sans altérer sa coiffe superbe et méchée.
Elle avançait tenace et telle une pensée
Qui se faufile insouciante sous un pont
Fait des absurdités que tous ces hommes font,
Elle marchait, malgré sa tristesse effacée.
Je voulus sans audace au détour d’un regard,
Lui dire « -Arrête-toi, Manel, il est très tard,
Descends donc de ta caravelle ;
Mais rien n’y fit, peut-être, hurlai-je trop fort,
Qu’il fallait la laisser marcher, que j’avais tort,
D’interrompre sa manivelle ( ?)
Tous droits réservés © Poème posté le 06/04/2025 par Lau
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