Bételgeuse
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Au couchant, sur le paysage
Empreint déjà d’étrangeté,
S’étend, tel un grand pâturage,
Le firmament illimité.
Comme le fou sur sa colline,
Clairvoyant et tout ébaubi,
J’admire la steppe divine
Où paissent d’astrales brebis.
Elles divaguent et fourmillent,
Troupeau subtil qui s’éparpille
Tandis que le berger s’endort.
Bételgeuse est la plus coquette
Et la plus radieuse, alors
Nous dînerons en tête-à-tête.
