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Autan
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Derrière ma fenêtre je reste à l’abri
de la fraîcheur du vent d’avril.
L’olivier secoué d’autan retient son cri.
La fleur inquiète bat des cils.

Danse le fil du téléphone, horizontal,
avec les câbles électriques,
dessinant une portée sur le ciel gris pâle
où le vent inscrit sa musique.

Protégée par l’épaule carrée des lauriers
la fleur du camélia hésite.
Elle tremble en écoutant le grand vent crier
de peur qu’il ne la décapite.

Sous la rafale le vieux toit noirci de mousse
stoïque demeure immobile.
La cheminée résiste à l’autan qui la pousse
et qui s’engouffre sous les tuiles.

Derrière ma fenêtre je songe, à l’abri
de la fureur du vent d’avril.



© Poème posté le 03/04/2025 par Libeyre1

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