Entre deux averses
Nuée de moineaux en bonnets de laine
et trilles pointus
On les a lâchés entre deux averses
après le goûter
l’une d’entre eux jette au cou de mon chien
« c’est l’anniversaire, j’ai cinq ans demain ! »
Se sont assemblés autour d’une flaque
lancent un défi au printemps grincheux
à son reflet gris qu’ils vont piétiner
avant d’égailler leur troupe légère
par les chemins creux
vers leur avenir et son ciel brouillé
Il ne sert à rien de se désoler
rien n’arrêtera la roue de tourner
Ils sauront trouver entre rire et pleurs
leur part de soleil pour un arc en ciel
et le temps de mettre en bouquets l’été
