J'écris comme une canaille
et m'épuise en pures batailles
Je me moque de la poésie !
Pire encore, je la maudis
car toujours elle m'oublie
comme une femme de mauvaise vie
dont je chéris pourtant le corps
vide de chairs et d'esprit
sans geste ni coeur qui vaille
alors je crie et je pleure
comme un orage d'amour
je m'invente des douleurs
des désirs sans fin ni retour
et j'attends enfin ce jour
qui m'offrira sa vraie nuit
dans son sublime ennui
comme ivresse de paresse
dans la braise offerte
de la dernière poétesse ...
