Hippopotomonstrosesquippedaliophobie
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Mais qui suis-je pour écrire,
Las ! gisais-je en cette église ?
Et que faire de ma lyre !
Fade écluse où l’art se noie
Ce bief ambigu, génie,
Un détroit bref s’y déploie ?
Si c’est d’une douve creuse
Rien ne viendra pousser l’œuvre
Vers tes monts, muse peureuse !
J’en appelle aux chasseurs d’ombres,
Tous ceux, sous autant de tombes,
Perlant l’or sur leurs décombres
Magnifiques ; langue absente,
Tant d’absinthes sont la strate
D’une ardeur arborescente…
Du fossile encore saigne
L’acre sauge des montagnes,
Fleur de maux que rien n’éteigne !
L’un sur l’autre les poètes
A ces pages que vous lûtes
Resurgissent d’autres têtes !
Las ! gisais-je en cette église ?
Et que faire de ma lyre !
Fade écluse où l’art se noie
Ce bief ambigu, génie,
Un détroit bref s’y déploie ?
Si c’est d’une douve creuse
Rien ne viendra pousser l’œuvre
Vers tes monts, muse peureuse !
J’en appelle aux chasseurs d’ombres,
Tous ceux, sous autant de tombes,
Perlant l’or sur leurs décombres
Magnifiques ; langue absente,
Tant d’absinthes sont la strate
D’une ardeur arborescente…
Du fossile encore saigne
L’acre sauge des montagnes,
Fleur de maux que rien n’éteigne !
L’un sur l’autre les poètes
A ces pages que vous lûtes
Resurgissent d’autres têtes !
