Méthode
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Pour écrire un poème immense ou rikiki
Le mètre, je choisis puis m’enfile un whisky ;
Un temps je laisse agir la folle molécule :
Désinhibé, j’avance et jamais ne recule.
Dès ce quatrain fini, j’attaque le second
Quatrain –pas le whisky-… Bon d’accord juste un fond,
Et c’est l’enchantement, je suis maître au Parnasse,
Se change en Chambertin la plus fade vinasse
Et se mue en Hugo, le piètre écrivaillon.
Ma page se fait belle et fumant mon crayon,
Je me prends pour Verlaine, en enquille un troisième,
Peut-être le dernier ou l’antépénultième ?
Je relis l’incipit et quand je passe au gin,
J’attaque la cheville et j’enlève mon jean,
L’alexandrin se trouble et la rime s’embrume,
Le mandarin déboule et le pivert s’enrhume :
Et s’il est un beau nez qui frappe à la souris,
C’est qu’un coléoptère arrive, alors je ris :
Riz Thaï ou basmati, les nems ont des oreilles
A trop brouter les cieux, les murs font des merveilles.
Il est indispensable pour l’armoire en kit,
-Que coûte l’obsidienne ? Après tout, c’est un kilt-
Je t’aime et tu le sais mais là sont les chaussures
Et de ces dents de lait, n’oublions les morsures !
Le plus fur, c’est la din : l’excipit est très cher
Je remense à ce pot que dit Marcel Karcher :
Ah qu’il est toin le lemps des strophes oriflammes
Où pour trois ans six frous, Quelle heure est-il Mesdames ?
