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Cinq novembre
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Je t’écris ce soir. Toi ma douce, toi ma tendre,
Tu ne pourras pas ni me lire, ni m’entendre,
Mais je dois te parler pour t’ôter du néant,
Étendue infinie où plus rien n’est présent.
Tu m’absorbes l’esprit, blottie en ma mémoire,
Et la mélancolie diluée dans le noir,
Ce trop sombre horizon, par le brouillard rongé,
S’insinue dans mon âme et m’a le corps glacé.
Elle ne chassera pas l’image enchanteresse,
Que tu m’avais offerte aux ans de ta jeunesse.
Le temps s’est écoulé, magnifiant ton visage,
Mon souvenir le vit, ce n’est pas un mirage,
Ton bleu regard me suit, et aussi ton sourire.
Cette continuité sera mon devenir !
Suis-je donc parvenu à combler ce grand vide,
Notre amour rayonnant ne prend-il pas de ride ?

Tous droits réservés © Poème posté le 02/03/2025 par Songeur

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