Il faut trouver un nouvel arbre à aimer
Le grand tilleul encadré au nord
Ne fait plus l’affaire
longtemps il a gonflé mes rétines
susurré les odeurs d’avril
et repoussé les canicules
Mais regarde bien ses branches
Elles entrent dans la fin
La peau, le dos des mains
Des rides, un chemin
Je suis cela
Un tilleul qui s’en va
Ermitage impermanent
Le souffle de l’un
La paix de l’autre
Et devant moi
Un thé, du miel
Le tilleul est un roi
Il ne cherche personne à aimer
