L'inachèvement
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à MC2
Dès que l'on aime un peu, on s'alarme beaucoup
Et, d'ignorer la crainte, on se croyait puissant...
On oubliait la sève infiltrée dans le sang ;
Ô privilège d'ignorer d’Éros le coup !
D'Aphrodite éloigné bien moins que de l'Ankou
J'étais, nonchalamment, de ma vie le passant,
Ayant déjà vécu mon saoul à cent pour cent,
Fiérot de n'avoir plus de ficelle à mon cou !
Ainsi fus-je surpris qu'une chatte d'automne
Ait glissé sous ma main sa chaleur qui ronronne.
Elle a le cheveu bleu d'une nuit de paresse
Et teinte dans sa voix le frémir de gascogne.
Si nous n'attendons pas que passe la cigogne,
Nous partageons du vent l'ineffable caresse.
Dès que l'on aime un peu, on s'alarme beaucoup
Et, d'ignorer la crainte, on se croyait puissant...
On oubliait la sève infiltrée dans le sang ;
Ô privilège d'ignorer d’Éros le coup !
D'Aphrodite éloigné bien moins que de l'Ankou
J'étais, nonchalamment, de ma vie le passant,
Ayant déjà vécu mon saoul à cent pour cent,
Fiérot de n'avoir plus de ficelle à mon cou !
Ainsi fus-je surpris qu'une chatte d'automne
Ait glissé sous ma main sa chaleur qui ronronne.
Elle a le cheveu bleu d'une nuit de paresse
Et teinte dans sa voix le frémir de gascogne.
Si nous n'attendons pas que passe la cigogne,
Nous partageons du vent l'ineffable caresse.
©JIM
