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Chevaux disparus
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Magistral héritier du fabuleux Pégase
Qui traversait le ciel en rafale de vent,
Le cheval d’Arabie, d’Europe ou du Caucase
Fut pour l’homme une aubaine et un divin présent.

Pendant des milliers d’ans, l’animal a foulé
Les chemins d’espérance et les sentiers de guerre,
Affrontant les périls sans jamais reculer,
Sous la lourde chaleur ou l’âpre temps d’hiver.

Il a prêté sa force avec docilité
Aux rêves les plus grands et les plus fous de l’homme ;
Sous une main rugueuse ou une main gantée
Il a servi des rois et défait des couronnes.

Où sont-ils ces chevaux qui labouraient la terre,
Cet ardennais puissant, habile au débardage,
Et le beau destrier, intrépide à la guerre
Ou le postier breton, garant des longs voyages.

Nourris de nostalgie, de furtifs cavaliers
Entretiennent encor l’ombre de cette gloire
Et c’est au dieu Argent que d’illustres coursiers
Doivent de conquérir quelque ultime victoire.

Vos mânes en troupeaux hantent les paysages
Où des chevaux d’acier longent des toboggans
Où des chevaux de feu traversent les nuages,
Des chevaux écumeux affrontent l’océan,
Mais rien ne ternira votre immense courage.

© Poème posté le 20/02/2025 par Cardaline

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