Le voyage d’hiver
7
La bise gémit d’étranges arpèges ;
Je longe, éperdu comme un naufragé,
Les jardins blanchis couchés sous la neige :
Ici je ne suis plus qu’un étranger.
Le songe changeant qui se désagrège
Voltige, nuage au ciel mensonger ;
Je me perds au cœur déjà de la neige,
Voyageur sans joie et découragé.
Et le jour n’est plus qu’une étoffe grège,
Un lainage flou et tout effrangé ;
Sur le paysage, il neige et il neige,
Il n’en finira jamais de neiger.
Je longe, éperdu comme un naufragé,
Les jardins blanchis couchés sous la neige :
Ici je ne suis plus qu’un étranger.
Le songe changeant qui se désagrège
Voltige, nuage au ciel mensonger ;
Je me perds au cœur déjà de la neige,
Voyageur sans joie et découragé.
Et le jour n’est plus qu’une étoffe grège,
Un lainage flou et tout effrangé ;
Sur le paysage, il neige et il neige,
Il n’en finira jamais de neiger.
J'ai rajouté l'interprétation après coup.
