Le lointain
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C'est comme si, cette pause
Et rien d'autre n'existait
Sérénité d'une brise,
Sur le lointain, dans un halo de lumière,
Ou sur les pensées limpides de l'onde.
Vertige de paix, que rien ne peut chambouler...
Sentier d'églantiers sauvages,
Où le lointain savoure
Rouge et craquante
Le bonheur des merises.
Cette paix qui porte l'onde des pas,
Son ombre légère
Se forge sans hâte
Dans le silence infini.
Les vergers, la rivière, la calandrelle...
La tiédeur du chemin ,
Le vert de ces pierres,
Une erse sacrifiée...
Le lointain sans fin,
S'envole, vers l'aber de l'infini,
Baigné,
Animé de toute part,
D'une nimbe sans visage.
En cette douceur du soir montant,
Le lointain,
Frisant des yeux
Se laisse porter...
