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Chant Royal du pèlerin au Saint


En cet éther, la lumière y voguant,
En un reflet, parcourant hautes sphères,
Ocré et bel, paru bref, dit moment,
Chante un secret, là, douant notre terre,
Ô sain esprit revigorant l'espace,
Au vrai est l'if, que l'ignorant s'efface !
Au bon savoir, la connaissance éveille,
Or, au falloir, l'arborescence est treille,
Essor promis, à la pensée ailée,
Profond à soi, l'accord des sens s'étaye,
Metronomie parvient en l'air léger.

En cet effet, l'âme humaine y nommant
Plans, bien de fait, l'art mouvant, doctes vers,
En pieds et tels, parfumée d'éloquent,
En simples traits, savoure en l'homme, l'ère,
Ô pérennise, écrit au temps des traces,
Comme Egérie, l'Omnipotent Est Grâce,
Son Don, par choix m'abonde, et grand, délaye
Forme au manoir, j'assone et tant, essaye,
Des mots polis, va saint en gré, lettré,
Au fond, la foi, accorte et stance, égaye,
Metronomie parvient en l'air léger.

S'en plait éclairs, la plume est d'innovant,
L'entrain se sait amour en l'orbe vert,
Penser déserts, par l'unième y dormant,
L'enclin se crée, la louange au voeu cher,
Auprès, désir, le lys offrant ses faces,
L'orchestre est-il musique ornant les masses ?
Oblong parfois, à l'orée en vermeil,
Au son d'avoir, un songe étend merveilles,
Les coloris par là encrés, rêvés,
Aux tons, la soie, parole est d'ambre et vieille,
Metronomie parvient en l'air léger.

En prés très clairs, la lune est île au grand,
Sans fin de ciel, un jour en sobre mer,
En cet exergue, allume être y lovant
L'embrun de naitre, accourant d'autres lèvres,
Dompté plaisir, de lyre, or en préface,
Over l'exquis se lie comme ancrer mars,
Au bon aloi, allons et sans excès,
Portons la croix, plaçons qu'élan n'effraye,
Les bonhommies, alors censées aimer,
Au blond d'un soir, halos et sentiers frayent,
Metronomie parvient en l'air léger.

En l'exégèse à nue, génie probant,
En nimbe svelte, ajoute en mots de pierre,
L'entrée réelle à prunelle y flottant,
En main de maître, approuvant, comme fier,
Aux élégies, ne rimons qu'en extase,
Au faîte est l'hymne, rions sans hélas,
S'ordonne à roi: façonner rang des règnes,
Au monde, accroitre beauté en ces brayes,
L'économie cajole en tel d'aider,
Au prompt, la voix racontée, rend et seille,
Metronomie parvient en l'air léger.

Ô Roch, n'aboie ta cordée en ces veilles,
Au propre à moi, adorer tant est paye,
Théologie a comme engrais piété,
Au nom, s'assoit la bonté tendre et sève,
Métronomie parvient en l'air léger.


*Chant Royal:

le vers utilisé est le décasyllabe (césure entre les quatrième et cinquième syllabes) ;

il commence par cinq strophes de onze vers suivant le schéma de rimes A-B-A-B-C-C-D-D-E-D-E (selon Théodore de Banville) ;

le onzième vers fait office de refrain, il est repris à la fin de chacune des cinq strophes ;

le refrain doit avoir une rime féminine (en l'honneur de la Vierge Marie) ;

il se clôt par un sixième couplet, un quintil suivant le schéma de rimes D-D-E-D-E ;

ce sixième couplet, dénommé envoi, commence par une interpellation à la personne à laquelle est dédié le poème.

** Quelques assonances s'y sont introduites pour la fluidité des rimes. Ne m'en voulez pas par classicisme.

J'ai commencé par écrire deux strophes, puis devant l'ampleur de l'exercice, les ai laissées de côté pour reprendre le poème quelques jours après.

J'ai bien mis quelques heures à l'écrire, en tout et pour tout.

Le texte ne respecte pas toutes les règles mais j'ai fait comme j'ai pu.

Je ne sais pas si j'en écrirai d'autres tant cela peut être "fastidieux". (avec ma façon d'écrire, il faut que chaque syllabe rime d'un vers à l'autre) Cela demande beaucoup d'inventivité de par la taille du texte. En tous les cas, c'est un bel exercice de style pour tout poète qui se respecte. À essayer au moins une fois.


© Poème posté le 10/02/2025 par Assonance

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