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Le lys défait (ou Les matières nobles)
1

Il paye ses trains de vie, pour Londres, en première classe,
Rubis sur des ongles, rongés jusqu’au moignon,
Sans s’économiser ni mégoter ses grâces,
Avec la négligence d’un roi pour ses mignons.

Les lois de l’élégance et celles des attractions
Passagères, fugaces comme les pensées où il plonge.
Plus qu’une gravité feinte, guidèrent ses élections,
De comètes sidérées, par la planète des songes.

Peignant un hall bruyant, où paradent les dandys,
S’y dandinent les dindons, des farces et vaudevilles,
Dévoila, du halo, l’hologramme de Basil,(1)
La fulgurance brutale, sous un angle inédit.

Des nuages laiteux flottent, parfaits pour une party,
Ce Dorian Gray, bon teint, flatté, relève un gant
Parme ou mauve, et charmant ; « Would you share some grey tea ?
A l’amertume légère, telle une phrase de Sagan.

Basil Hallward est le peintre qui immortalise Dorian Gray dans la splendeur de sa jeunesse, dans le chef d'œuvre d'Oscar Wilde.

Tous droits réservés © Poème posté le 04/02/2025 par Deshaiessaintes

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