Le tombeau d'Adeline Framboise
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Ainsi qu'elle vécut la laideur d'elle enfuie,
La causeuse inaugure, en son silence d'or,
La paix tant désirée que trouve âme qui dort,
Tandis que monde encor larmes de sang essuie.
Lasse, elle aura laissé moins cendre que de suie
Aux murs de cette grotte où persiste la mort,
Disant, de sa voix d'ambre où braise son trésor,
Ne la plus rechercher lors sa cache enfouie.
Son envol dans la nue, au sillage si bref,
Dans quel cœur trace-t-il un somptueux relief ?
Framboise dans quel pli le vent du temps t'élance,
Toi qui fus la rosée que nul matin ne but ?
Légère désormais, flamme en la brise danse ;
Cruelle est cette fin qui s'avère début.
La causeuse inaugure, en son silence d'or,
La paix tant désirée que trouve âme qui dort,
Tandis que monde encor larmes de sang essuie.
Lasse, elle aura laissé moins cendre que de suie
Aux murs de cette grotte où persiste la mort,
Disant, de sa voix d'ambre où braise son trésor,
Ne la plus rechercher lors sa cache enfouie.
Son envol dans la nue, au sillage si bref,
Dans quel cœur trace-t-il un somptueux relief ?
Framboise dans quel pli le vent du temps t'élance,
Toi qui fus la rosée que nul matin ne but ?
Légère désormais, flamme en la brise danse ;
Cruelle est cette fin qui s'avère début.
©JIM
