Depuis plus de cent dix ans
La pluie tombe inlassablement
Sur cette dalle polie
Sur le vieux mur de pierre
Poussent comme le lierre
Des vignes aux fruits pourris
Le soleil couchant allume
Un feu glacé dans la brume
Tandis que s'élève d'entre les tombes
Le chant lugubre des corbeaux
Étranges et magnifiques oiseaux
Qui hantent les hauteurs des cimetières
Là, le cruel destin nous pousse
Comme la mort à nos trousses
Et notre silence se conjugue de tristesse
Car sous les pierres gisantes
Où les âmes perdues pleurent d'épouvante
C'est bien notre reflet torturé
Qui se dessine sur l'humidité des marbres
Où penchent les doigts crochus des arbres
Sous l'écho du vent qui épele notre nom.
Poème écrit par
Guillaume Prevel
Les âmes perdues
Tous droits réservés © Poème posté le 31/01/2025 par Guillaume Prevel
...
