Une troupe d’éléphants roses dans un train de banlieue,
Arrosent, d’hilarants gaz, les pingouins en costar,
Les harengs en vareuses et les cadres en pétard,
L’alarmiste olifant fait du foin en haut lieu.
Les flics aux grises cirrhoses décrètent le plan Orsec,
Des réseaux RER, démantèlent le trafic,
Saisissent le Quai d’Orsay, qui indexe aussi sec,
Sur le cours de l’or brut, pipes à eau et indics.
On dresse, en place publique, chapiteaux et potences,
Où claironnent, bateleurs et joueurs de pipeaux,
Qu’est, la situation, sous contrôle des instances,
Que les brebis galeuses rejoindront le troupeau.
Monte, en grade, sur l’estrade, un major galonné,
Sur sa face rubiconde d’Alcazar d’opérette,
Tremblote, servile plumeau, une moustache balayette,
Briquée d’un raide sent bon, au fer, amidonnée.
Sur l’embonpoint sanglé, s’entrechoquent les breloques,
Juché sur talonnettes, d’où il toise l’assistance,
Il branle du couvre-chef, et, derechef, balance,
Sur le final sanglant, tel une prod’ amerloque.
Il menace d’abondance, lance moult postillons,
Au miro crachotant, certifié TSF,
Entre la dystopie d’un cauchemar S.F,
Et l’égosillement d’un vieux microsillon.
Avec force inflexions, force coups de mentons,
Et moulinets, il braille, sus aux us séditieux,
Qu’on se le dise, en braille et morse, un sentencieux,
Bon sens inflexible matera les moutons.
« Qu’on avise, instamment, et en mondovision,
Que sert le tour de vis, des services diligents,
A détourner du vice : calfeutrez-vous bonnes gens,
Qu'on vous assigne un poste, de télévision. »
Poème écrit par
Deshaiessaintes
Réunion de crise (de rire)
Tous droits réservés © Poème posté le 28/01/2025 par Deshaiessaintes
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