Les murmures du ciel
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Dans le velours du soir aux confins des étoiles,
Le ciel s’embrase de mille milliards de feux.
Une envolée d’oiseaux noirs, unie en spirales,
Danse un vibrant ballet ailé majestueux.
Si tu as l’âme éteinte ou le cœur à l’envers,
Si tu ne vois plus de beautés dans l’Univers,
Si tes idées noires te plongent dans un puits,
Si tu as le cafard des longs jours et des nuits.
Vois les oiseaux en vol valsant vers un ciel tendre
Se joindre aux mouvements des vents méridionaux.
Vois le grand ballet en arabesque et méandre
Joignant les murmures des joyeux étourneaux.
Des battements d’ailes d’une valse éternelle
Dans l’embrasure pourpre où décline le jour,
Des ombres s’unissent en grâce fusionnelle,
Un souffle épars, ténu, s’élève tout autour.
Si tu as l’âme éteinte ou le cœur à l’envers,
Si tu ne vois plus de beautés dans l’Univers,
Si tes idées noires te plongent dans un puits,
Si tu as le cafard des longs jours et des nuits.
Vois l’oiseau voler vers l’élégant crépuscule
Où nichent ses amours où nichent ses petits.
Vois la nuit, paisible ; la lune noctambule
Qui veille aux sons des vagues et des clapotis.
ClaudeL © 2025
