L'heure évadée
2
Le regard posé sur la ville
Toute enguirlandée de Noël,
Je cheminais, l’âme tranquille,
Happée par l’événementiel,
Lorsque soudain je l’aperçus,
A l’écart de l’inanité,
Impassible, au coin d’une rue
A la cohue qui s’y pressait.
Intrigué je m’approchais d’elle,
Perplexe un peu, dans l’inquiétude,
Sous les feux de la citadelle,
Quel sens avait sa solitude ?
De leurs pas vifs sur les cadrans,
Autour de nous, les autres heures
S’affairaient dans l’affolement
D’offrir étrennes, les meilleures
Quand moi je questionnais l’espace
De cette heure perdue au monde
Où peu à peu je prenais place,
Plongé dans sa grâce profonde.
« Si je te parais immobile,
C’est que je suis hors de ton temps,
Je n’ai pas des autres le style,
Le mien ni ne joue ni ne ment,
Il est d’amour, de dénuement,
De l’ordre seul de l’ineffable,
Il a visage de l’Enfant
Né sur la paille de l’étable. »
Je dus faire un pas de côté,
Bousculé d’un coup de sabot,
Je retrouvais, illuminée,
La ville et son dément galop
Et le poids du réel d’un homme
Dont les yeux clignaient aux néons,
Ailleurs, si loin de ce royaume,
Rattrapé de son évasion.
Toute enguirlandée de Noël,
Je cheminais, l’âme tranquille,
Happée par l’événementiel,
Lorsque soudain je l’aperçus,
A l’écart de l’inanité,
Impassible, au coin d’une rue
A la cohue qui s’y pressait.
Intrigué je m’approchais d’elle,
Perplexe un peu, dans l’inquiétude,
Sous les feux de la citadelle,
Quel sens avait sa solitude ?
De leurs pas vifs sur les cadrans,
Autour de nous, les autres heures
S’affairaient dans l’affolement
D’offrir étrennes, les meilleures
Quand moi je questionnais l’espace
De cette heure perdue au monde
Où peu à peu je prenais place,
Plongé dans sa grâce profonde.
« Si je te parais immobile,
C’est que je suis hors de ton temps,
Je n’ai pas des autres le style,
Le mien ni ne joue ni ne ment,
Il est d’amour, de dénuement,
De l’ordre seul de l’ineffable,
Il a visage de l’Enfant
Né sur la paille de l’étable. »
Je dus faire un pas de côté,
Bousculé d’un coup de sabot,
Je retrouvais, illuminée,
La ville et son dément galop
Et le poids du réel d’un homme
Dont les yeux clignaient aux néons,
Ailleurs, si loin de ce royaume,
Rattrapé de son évasion.
