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Terre
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De sa couleur unique, dans le noir, elle émerveille
De son bleu éclaire le sombre sans pareil
De loin la plus belle parmi les autres beaucoup plus ternes
Dire qu’à ces endroits volent des sternes
Survolent mers et océans à la recherche de poissons
Pour nourrir leurs panses et leurs petits à foison
Ne voyez-vous donc pas comme elle est belle ?
Elle contient tant de buissons, d’arbres, de bois et de forêts
Tant de jungles, de déserts, d’oasis, de vignes,
De prés, de champs, de chemins, de routes, de terres
D’océans, de fleuves, de lacs, de rivières, de mers
Une cascade d’univers, du minéral à la source, de la roche à la pierre
Des grottes, des insectes, des animaux, tout un bestiaire
Qui nous nourrissent de leurs entrailles et de leurs chairs
Des fruits, des légumes, pour nos bouches, nous satisfaire
Des volcans, des orages, des pluies pour arroser, abreuver la Terre
De l’eau, du soleil, des oiseaux qui chantent tous en chœur
Survolant nos villes et nos campagnes, nos régions, les pays
Où les peuples s’unissent, procréent, où d’autres se détruisent, se meurent
Il y a tous ces plats typiques, ces langues, ces dialectes
Toutes ces couleurs, saveurs, senteurs et n’oublions pas les fleurs
Qui ont, elles aussi, leurs langages, celui du cœur
Sans oublier les anges, les églises où règnent la paix sans fin
Admirez comme elles sont belles, Blanches dans la voie lactée
Couvrent à leur tour, le ciel, noir au loin, bleu si près
Dans leurs traînées, emportent avec elles, les voeux
Sentez les rayons de sa chaleur qui réchauffent les corps
Voyez comme elle est pleine, ronde, quel ascendant !
Elle nous offre des immensités à en perdre haleine
Un air frais, un air doux, me caresse le visage, selon les saisons
De belles montagnes, de beaux horizons plantent le décor
Sous des airs de violons et d’autres sons, des chansons
De la danse, De la peinture, de la poésie, de la littérature
Des monuments, des hommages, des politiques, des sages
Des règles, des lois, des gouvernements, des gouvernants
Des hôtels, des grooms, des gouvernantes, des voitures, des bateaux
De l’argent, des billets, des tickets repas, des aides, des poubelles
Des rebelles, des révolutionnaires, des contre-courants, des sachant
Des pour, des contre, des prêtres, des despotes, des amis, des ennemis
Des militaires, des policiers, des pompiers, tout ceux qui nous protègent
Ceux qui nous soignent, infirmières, médecins, les hôpitaux,
Nous guérissent, nous enterrent, et d’autres, nous mettent au monde
Des riches, du capitalisme, du pouvoir
Des pauvres, de l’anarchisme, des sans coeur
Du bien, du mal, de la beauté, de la laideur
Des tristes, des drôles, des loyaux, des menteurs
Des hommes, des femmes, des enfants
Des milliards, elle abrite, c’est pas rien
En tout temps, il y a eu des orages et des tempêtes
En tout temps, il y a eu des arcs en ciel et du soleil
En tout temps, depuis longtemps, des saisons, des éres
Elle nous héberge depuis des millénaires
Imaginez un jour, un seul instant, si le bleu venait à s’éteindre
Nous serions tous plongés dans le noir, privés de contempler tout ce qui nous est permis de voir

Tous droits réservés © Poème posté le 09/01/2025 par Mary

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