Froides crinières de décembre
noyées de nuit
peignées de pluie
Roide l'acier brossé du ciel
rayé par le cri des corneilles
La bûche bave
en bredouillant
sur ses chaussons de feutre gris
Au seuil frileux de l'an si vieux
l'été s'éteint sur les tisons
Poivre et sel
cendres et frissons
soufflons sur les braises rougies
Au gui l’an neuf tout est permis!
