Que cherches-tu ?
l’enfance se perd.
J’errais flamboyant
comme un arbre du Brésil,
la plaine couchée sous le vent
portait mes chevaux de conquête,
j’aimais tout cœur venant,
tout regard,toute fête,
j’embrassais chaque continent
rêve, couleurs , musique,
les saveurs du monde effleuraient ma bouche.
je marchais vers toi,
parfum du soleil grec,
romances d'îles Borromées, camélia au cœur
iris doré aux brumes du lac ,
Côme , Garde, Murano
le cristal réfractant ta lumière.
Sous les cimes ,le sourire ineffable, larmes de jade,
l’éclair du kriss figé dans une pluie d’étoiles
et ton rire qui se perdait dans la vague.
Chaque aurore dévoilait des secrets .
la lumière qui baignait mon enfance,
neiges dans le chant d’un ruisseau
quand tout s’éveillait sous le frissonnant feuillage,
grains d’or et oiseaux
dans le matin tiède de ses clairs faisceaux.
je marchais vers quelque horizon dans le jour sans frontières, où mon regard se perd .
De Java aux Cordillères
amour d'Altiplano
j’ai croisé des regards
de profond mystère
près du lac de sel ,
les rides dutemps,
le soupir des pierres,
et, l’oiseau qui plane est venu vers toi.
Lointains empires d'où le temps figé s’exile.
Les palais de marbre et l ‘or des coupoles,
des mausolées, un pur encens,
la mémoire du sanscrit .
Un puits dont la noirceur fascine.
