Avoir un grain(de voix?) ou un dix sur Chet Baker street
Je m’enferme en moi-même et supplie le geôlier,
De me livrer la clef, de fa ou même de sol,
« Ferme ta gueule, lance t’-il, tu es fou à lier
Fais mumuse sur la Wii, dépucèle ta console. »
La musique vibre en moi, gronde depuis l’entresol,
En grince, dans l’interphone, le grincheux du palier,
Dont grasseyent les consonnes, qui, si ça le désole,
Est prisonnier conjoint, de la cage d’escalier.
Ah, que n’ai-je, de Gainsbourg, l’Hôtel Particulier,(1)
Que, Melody Nelson, mâle, s’y fisse annoncer,
J’ai, travaillant au corps, suborné le taulier,
Subodorer la taule, m’enjoint à renoncer.
Libre de droits voisins, sauf conduit auditif,
La jungle urbaine préserve un fabuleux biotope,
Les contraires s’additionnent, et sans tri sélectif,
Tapent un bœuf, les trois tonnes et les tricératops.
Les arpèges montent en gamme, dans la tour Montparnasse,
Les pieds au Réaumur, Théodore de Banville,
Duègne de la terrasse, as régnant sur la ville,
Lutte avec des basses, classes, massives mais à la masse.
Pattes d’eph’ et futes à pinces, éméchés, vendent la noce,
Aux yéyés, princes consorts de la surprise party ;
Amuse-bouche et rince doigts font tourner des négoces,
Que dénoncent mes lapsus : je suis un peu parti.
Peu futées, trouble-fêtes, les flutes se prennent le bec,
Et ça gaze plus des masses entre sax et bassons,
Je tranche les forte têtes de l’axe anglo-saxon,
Dégomme les buffets, froid, comme la prose de Houellebecq.
Sur les faces, coulent à flot, le rimmel et le gloss,
Mais ma rime criminelle collapse aux calypsos,
Lipsticks et collagène, poissards, je l’ai dans l’os,
Muet comme une carpette ou comme le mime Marceau.
Je repose une bédé et repousse le bédo,
Daubant, c’est con, les joints enrouent les petite vielles,
Mes solos, se la jouent, solitaires et Cluedo,
Et, pour l’épate, imitent Jean Patrick Capdevielle.
Replié, quand me gaule, sensation inouïe,
Le luxe d’un silence, hautement addictif,
Pliant, comme un trombone, l’aquoiboniste ouïe,
Sans ajout de mélasse ni morceau additif.
De me livrer la clef, de fa ou même de sol,
« Ferme ta gueule, lance t’-il, tu es fou à lier
Fais mumuse sur la Wii, dépucèle ta console. »
La musique vibre en moi, gronde depuis l’entresol,
En grince, dans l’interphone, le grincheux du palier,
Dont grasseyent les consonnes, qui, si ça le désole,
Est prisonnier conjoint, de la cage d’escalier.
Ah, que n’ai-je, de Gainsbourg, l’Hôtel Particulier,(1)
Que, Melody Nelson, mâle, s’y fisse annoncer,
J’ai, travaillant au corps, suborné le taulier,
Subodorer la taule, m’enjoint à renoncer.
Libre de droits voisins, sauf conduit auditif,
La jungle urbaine préserve un fabuleux biotope,
Les contraires s’additionnent, et sans tri sélectif,
Tapent un bœuf, les trois tonnes et les tricératops.
Les arpèges montent en gamme, dans la tour Montparnasse,
Les pieds au Réaumur, Théodore de Banville,
Duègne de la terrasse, as régnant sur la ville,
Lutte avec des basses, classes, massives mais à la masse.
Pattes d’eph’ et futes à pinces, éméchés, vendent la noce,
Aux yéyés, princes consorts de la surprise party ;
Amuse-bouche et rince doigts font tourner des négoces,
Que dénoncent mes lapsus : je suis un peu parti.
Peu futées, trouble-fêtes, les flutes se prennent le bec,
Et ça gaze plus des masses entre sax et bassons,
Je tranche les forte têtes de l’axe anglo-saxon,
Dégomme les buffets, froid, comme la prose de Houellebecq.
Sur les faces, coulent à flot, le rimmel et le gloss,
Mais ma rime criminelle collapse aux calypsos,
Lipsticks et collagène, poissards, je l’ai dans l’os,
Muet comme une carpette ou comme le mime Marceau.
Je repose une bédé et repousse le bédo,
Daubant, c’est con, les joints enrouent les petite vielles,
Mes solos, se la jouent, solitaires et Cluedo,
Et, pour l’épate, imitent Jean Patrick Capdevielle.
Replié, quand me gaule, sensation inouïe,
Le luxe d’un silence, hautement addictif,
Pliant, comme un trombone, l’aquoiboniste ouïe,
Sans ajout de mélasse ni morceau additif.
Baker Street est la rue où est situé Scotland Yard.
(1) Références à son sublime album "L'histoire de Melody Nelson"
(1) Références à son sublime album "L'histoire de Melody Nelson"
