Au bord du gouffre
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La décision est dure, et elle nous fait du mal.
Peut être autant de mal qu'elle nous fait du bien
Mal qui part et qui revient, plus rien de normal...
Alors moi pour toi, toi pour moi, on se soutient
Les larmes coulent, et c'est si difficile
Car cette décision n'est juste qu'un début
Que nous devrons écrire, beau, simple et tranquille,
Et contourner celui qui nous croyais perdu.
Continuer, non, je n'en ai plus la force
N'être rien que souffrance, c'est n'être plus rien
Quand le mal du matin au soir vous cabosse
Le flacon se rempli, c'est toujours le trop plein.
Tu as tellement de mal à voir ma souffrance
Je le vois dans tes beaux yeux larmoyants
Et je sais que nous mettons à mal ta conscience
Et l'envie que je vive, sans regarder le temps
Et puis, le temps perdu des jours d'après chimio
Sera du temps gagné dont nous disposerons
Juste pour s'amuser ou bien aller plus haut,
Avancer et s'aimer, ne plus tourner en rond
Bien sûr, et on le sait, il aura le champs libre
Autant que nous l'aurons, le temps qu'il se décide
Jusqu' à m'exécuter d'un seul coup de calibre
Explosant en mille métastases morbides.
Ne perdons plus de temps à attendre cela
Et vivons simplement notre amour, mon amour
J'préfère t'avoir entière, ne plus te partager
Avec cette douleur dans laquelle on se noie,
Alors, même un seul jour restera un toujours
Pourvu que notre amour ne soit plus en danger.
Ce "je t'aime" incroyable que tu viens me donner
Va soulager mon âme de tous ces tourments
Pourrai je seulement un jour te remercier
D'abréger mes souffrances et de prendre le temps
Je ne sais pas si ce sera plus vite ou pas,
Mais mon temps est à toi, le temps que je suis là.
Le temps qui vient après me fais tellement peur
Comment puis je t'aider, l'âme en apesanteur ?
Les souffrances du corps, c'est sûr, s'atténueront
Mais celles dues à l'âme ne seront que questions
J'arrête par amour pour ne plus que l'on souffre
Pourtant je te laisserais toute seule au bord du gouffre...
Peut être autant de mal qu'elle nous fait du bien
Mal qui part et qui revient, plus rien de normal...
Alors moi pour toi, toi pour moi, on se soutient
Les larmes coulent, et c'est si difficile
Car cette décision n'est juste qu'un début
Que nous devrons écrire, beau, simple et tranquille,
Et contourner celui qui nous croyais perdu.
Continuer, non, je n'en ai plus la force
N'être rien que souffrance, c'est n'être plus rien
Quand le mal du matin au soir vous cabosse
Le flacon se rempli, c'est toujours le trop plein.
Tu as tellement de mal à voir ma souffrance
Je le vois dans tes beaux yeux larmoyants
Et je sais que nous mettons à mal ta conscience
Et l'envie que je vive, sans regarder le temps
Et puis, le temps perdu des jours d'après chimio
Sera du temps gagné dont nous disposerons
Juste pour s'amuser ou bien aller plus haut,
Avancer et s'aimer, ne plus tourner en rond
Bien sûr, et on le sait, il aura le champs libre
Autant que nous l'aurons, le temps qu'il se décide
Jusqu' à m'exécuter d'un seul coup de calibre
Explosant en mille métastases morbides.
Ne perdons plus de temps à attendre cela
Et vivons simplement notre amour, mon amour
J'préfère t'avoir entière, ne plus te partager
Avec cette douleur dans laquelle on se noie,
Alors, même un seul jour restera un toujours
Pourvu que notre amour ne soit plus en danger.
Ce "je t'aime" incroyable que tu viens me donner
Va soulager mon âme de tous ces tourments
Pourrai je seulement un jour te remercier
D'abréger mes souffrances et de prendre le temps
Je ne sais pas si ce sera plus vite ou pas,
Mais mon temps est à toi, le temps que je suis là.
Le temps qui vient après me fais tellement peur
Comment puis je t'aider, l'âme en apesanteur ?
Les souffrances du corps, c'est sûr, s'atténueront
Mais celles dues à l'âme ne seront que questions
J'arrête par amour pour ne plus que l'on souffre
Pourtant je te laisserais toute seule au bord du gouffre...
La décision est prise, on arrête cette chimio tellement destructrice, quelque jours plus tard, l'oncologue décide lui aussi l'arrêt de ce traitement, ce cancer résiste à tout, alors on va juste profiter du temps qu'il nous reste...
