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Le vertige de penser

Le gouffre chute et se tait, déçu,
Ma poitrine s’ouvrant, et scinde son
Haillon. Cauchemar ! Est tendu.
Toise, moi, que le ciel est moquant.

Ton macabre regard pourfendeur
S’abat sur le patient soi-même.
Mais alors, d’un temps d’heur,
Crie au lassant écho qu’il ne s’aime.

Ah, que la muse du limpide,
Livide soit-elle, ou vide,
De vie et de cris se couche.

Et tant pis, silencieuse, le coche,
Décret du glaïeul, tombant, fané,
Lâche son corps du haut de ses pensées.

Tous droits réservés © Poème posté le 15/12/2024 par Armando72

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