Blackettes de Ouaga
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Dans ce quartier bas de la ville,
(Les blancs ne fréquentent pas, là)
Je déambule à la papa
Gai d’une indolence tranquille…
Loin des charmes libidineux,
Parfois beaux, des grâces qu’on paye,
De jeunes noires, goût papaye,
Frayent, sourires vénéneux
Rendus pointus par leurs dents blanches,
Carnassières ! De vastes hanches
Tiennent ces corps dont l’or est dû
A la fraîcheur ; et confondu,
Je bade, ô reines, l’Africaine !
A vos beautés souples de scion
Sous vos crinières de lion,
Rejets purs de vos peaux ébène !
Un rire clair jaillit aux cieux
Et de l’œil sombre et malicieux
Dont me crucifie une d’elles,
Ressurgissent les éternelles
Promesses des jeux de toujours
Qui, tendres, font sourdre les gours,
Depuis le jade des pupilles
Jusques à l’arc galbé des filles…
(Les blancs ne fréquentent pas, là)
Je déambule à la papa
Gai d’une indolence tranquille…
Loin des charmes libidineux,
Parfois beaux, des grâces qu’on paye,
De jeunes noires, goût papaye,
Frayent, sourires vénéneux
Rendus pointus par leurs dents blanches,
Carnassières ! De vastes hanches
Tiennent ces corps dont l’or est dû
A la fraîcheur ; et confondu,
Je bade, ô reines, l’Africaine !
A vos beautés souples de scion
Sous vos crinières de lion,
Rejets purs de vos peaux ébène !
Un rire clair jaillit aux cieux
Et de l’œil sombre et malicieux
Dont me crucifie une d’elles,
Ressurgissent les éternelles
Promesses des jeux de toujours
Qui, tendres, font sourdre les gours,
Depuis le jade des pupilles
Jusques à l’arc galbé des filles…
