Décembre à ma fenêtre
Il est en ce froid paysage
Noyé sous les larmes de pluie
Comme les bribes du langage
D’un abandon, d’une agonie.
De son ciel tombe tristement
Délivré à l’orée du soir,
Le ton fatal et déchirant
D’un je ne sais quel désespoir.
Semblant voir dans un miroir d’eau
Son tombeau comme en un vertige,
La terre mouillée de sanglots
Tressaille, grelotte et s’afflige
Et de flèches d’eau poignardée,
Même la grue battant des ailes
Dans le concert sourd de l’ondée
Prend conscience d’être mortelle…
Mon âme elle-même balance
Derrière un carreau embué,
Dans cette langueur que compense
Le premier feu de cheminée.
https://youtu.be/PjFoQxjgbrs
Noyé sous les larmes de pluie
Comme les bribes du langage
D’un abandon, d’une agonie.
De son ciel tombe tristement
Délivré à l’orée du soir,
Le ton fatal et déchirant
D’un je ne sais quel désespoir.
Semblant voir dans un miroir d’eau
Son tombeau comme en un vertige,
La terre mouillée de sanglots
Tressaille, grelotte et s’afflige
Et de flèches d’eau poignardée,
Même la grue battant des ailes
Dans le concert sourd de l’ondée
Prend conscience d’être mortelle…
Mon âme elle-même balance
Derrière un carreau embué,
Dans cette langueur que compense
Le premier feu de cheminée.
https://youtu.be/PjFoQxjgbrs
