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Ghazal ami

سلام

Au poème, élégance d'embellir le monde,
Par écrit déférence d'embellir le monde.

À l'esprit humble savoir se peut raconter
Le mot être, abondance d'embellir le monde.

Quand concorde la strophe en musique ennoblie,
Chantons la cohérence d'embellir le monde.

Si le vers est utile, il sert à se penser,
Vif reflet, l'appétence d'embellir le monde.

Pour la rime réussie, le son du ruisseau,
Pour lune, la prégnance d'embellir le monde.

En le sensé se trouve un chemin magnifique,
Grand de plan par décence d'embellir le monde.

Le bien-disant met de la valeur en ses dires,
De principe, éloquence d'embellir le monde.

Le lecteur assidu retient ce qui est bon,
De tel heur, la probance d'embellir le monde.

À la poésie, pas la moindre acerbité,
Voilà haut cette aimance d'embellir le monde.

Primat d'un subtil éther, le verbe raccoise,
Il a la précellence d'embellir le monde.

La calame aide à adoucir le caractère,
De sa voie, tempérance d'embellir le monde.

Par son cosme, le poète fait apparaitre
À son tôt l'impeccance d'embellir le monde.

Raisonnant et résonant toutes consonances,
L'air offre en allégeance d'embellir le monde.

Auteur et hauteur s'assemblent en prosodie,
Aux cieux près la présence d'embellir le monde.

Un ghazal est un florilège de maximes,
Sain par foi, la constance d'embellir le monde...

سلام

raccoiser: apaiser, calmer
impeccance: qui ne peut pécher

Les règles du ghazal

1. Le ghazal comporte en général de 5 à 15 couplets de deux vers chacun (ces distiques sont appelés sher). Chacun de ces couplets est considéré comme une entité indépendante au point de vue du sens. Il n’y pas d’enjambements entre les couplets. Le ghazal est donc une collection de shers et chaque couplet doit être un poème en lui-même. Il arrive qu’on les compare aux perles d’un même collier.

2. Le premier couplet ou sher est appelé matla. Chaque ligne se termine par le même refrain ou radif qui peut être un mot ou un court segment de phrase. Ce refrain apparaît ensuite à la deuxième ligne de chacun des couplets suivants (c’est la règle dite du radif). Le schéma est donc 1/1, 2/1, 3/1, 4/1, 5/1 et ainsi de suite.

3. Deux autres règles s’appliquent à la forme stricte du ghazal. Les vers doivent être de longueur équivalente (règle du beher ou mètre). Le ghazal est donc une collection de shers de même mètre.
L’autre règle enfin est plus difficile à expliquer, elle a le nom de kaafiyaa et consiste à introduire une rime intérieure qui doit se retrouver avant chaque radif ou refrain !

4. Enfin le ghazal se termine par un couplet appelé maqta et qui inclut souvent sous une forme ou une autre la signature du poète (ce peut-être son pseudonyme ou quelque chose qui le symbolise).

Résumé : le ghazal est une collection de shers de métrique identique se terminant par le(s) même(s) mot(s) refrain précédé du même motif rimé.

© Poème posté le 08/12/2024 par Assonance

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